Un aéroport à Hanoï, un autre à Saigon quinze jours plus tard : entre les deux, tout un pays. Ce carnet suit ce circuit Vietnam 15 jours, baptisé Charmes du Vietnam par Visages d’Asie. Il traverse le Vietnam dans sa diversité, des rizières en terrasses du Nord aux canaux tressés du Mékong. Le voyageur y croise des montagnes thaï, des cités impériales, des lanternes de soie et des marchés flottants. Un guide francophone l’accompagne pas à pas, attentif à son rythme.
Ni course contre la montre, ni simple liste de sites cochés. Ce circuit Vietnam 15 jours prend le temps de s’arrêter, de manger chez l’habitant, de pédaler entre deux rizières : la rencontre et l’authenticité en sont le fil conducteur. Il alterne volontairement les échelles, entre grandes capitales impériales et villages que peu de circuits organisés prennent la peine de visiter, loin des sentiers battus. Car le Vietnam a cent visages, et c’est cette diversité-là, plus proche de la réalité du pays, que Visages d’Asie cherche à montrer, sans jamais oublier les incontournables.
Le voyage commence à Hanoï, le temps d’en prendre le pouls. Cap ensuite sur les montagnes du Nord-Ouest : Mai Hịch, puis le hameau isolé de Kho Mường, au cœur de la réserve de Pù Luông, pour deux jours de vélo et de randonnée. Direction Ninh Bình ensuite, entre pagodes bouddhiques et paysages karstiques. Le voyageur rejoint alors la baie de Lan Hạ, pour une nuit à bord d’une jonque et une matinée de kayak.
Le circuit met ensuite cap sur le Centre : Hué et ses vestiges impériaux, le col des Nuages, puis Hội An et ses ruelles patinées. Il se referme dans la douceur tropicale du Mékong, entre Bến Tre, Chợ Lách, Vĩnh Long et Cần Thơ. Un dernier passage par Saigon vient clore le voyage.
Ce circuit Vietnam 15 jours démarre à l’aéroport international de Hanoï, où il pose le pied en fin de matinée, encore un peu engourdi par le vol. Un chauffeur l’attend, sourire discret, pancarte à la main. La route vers le centre-ville dévoile déjà un premier Vietnam : scooters chargés jusqu’à l’excès, échoppes ouvertes sur le trottoir, vendeurs ambulants qui slaloment entre les klaxons. Cette circulation foisonnante, où tout semble avancer sans jamais vraiment s’arrêter, surprend toujours un peu la première fois, avant de devenir, en quelques jours, une musique de fond presque familière.
Après son installation à l’hôtel, aucune visite n’est imposée. Le voyageur préfère souvent marcher un peu, sans but précis, autour du lac Hoàn Kiếm, où les retraités enchaînent encore leurs mouvements de tai-chi. Quelques rues plus loin commence le vieux quartier. Ce labyrinthe de trente-six rues, chacune vouée depuis des siècles à un artisanat précis, la soie, le papier votif ou l’étain, fait passer, en quelques mètres, d’un marchand de thé à un petit temple, puis d’un atelier familial à une terrasse de café improvisée, tabourets en plastique bas et thermos de thé vert posés à même le trottoir.
Le bon plan : une gargote sans enseigne, repérable seulement à sa fumée de charbon de bois et à sa petite table déjà entourée d’une poignée d’habitants, reste souvent le signe le plus fiable d’une bonne adresse, bien avant les avis en ligne.
Nuit à Hanoï, au cœur du vieux quartier.
Le deuxième jour s’ouvre sur la pagode Trấn Quốc, la plus ancienne de la capitale, posée sur une presqu’île du lac de l’Ouest. Sa silhouette se reflète dans l’eau dès les premières lueurs, quand les joggeurs font encore le tour du lac. Le voyageur poursuit vers le quartier de Ba Đình, où se concentrent les grands symboles du pouvoir. Il y découvre le mausolée de Hồ Chí Minh, vu de l’extérieur, la maison sur pilotis où vécut le président, puis la pagode au Pilier unique, sculptée sur un seul pilastre au milieu d’un bassin.
Après un passage par les larges avenues ombragées de l’ancien quartier français, façades ocre et volets verts hérités de la colonisation, il rejoint le temple de la Littérature. Fondée au XIᵉ siècle, la première université du pays garde encore ses stèles de pierre portées par des tortues de granit, à l’ombre de banians centenaires. Les noms des lauréats des concours mandarinaux y sont gravés depuis des générations.
En fin d’après-midi, retour dans le vieux quartier pour assister au traditionnel spectacle de marionnettes sur l’eau. Les figurines de bois glissent à la surface d’un bassin, au son d’un orchestre traditionnel joué en direct. Des marionnettistes immergés jusqu’à la taille les animent, invisibles derrière un rideau de bambou.
Le bon plan : arriver une vingtaine de minutes avant le spectacle permet de choisir une place au premier rang. C’est là que l’on distingue le mieux les expressions peintes sur les visages des marionnettes.
Cette journée dans les grands incontournables de Hanoï laisse aussi entrevoir une capitale aux mille visages : vieux artisans du quartier historique, jeunesse pressée à mobylette, temples millénaires à deux pas des cafés modernes. Un avant-goût de la diversité qui attend le voyageur tout au long de ce circuit.
Déjeuner libre. Seconde nuit à Hanoï.
Il quitte Hanoï vers 8h30, sous une lumière encore fraîche. Peu à peu, les faubourgs disparaissent et les premiers reliefs annoncent les montagnes de l’Ouest. Quelques arrêts permettent de prendre le temps : une vallée, des rizières, un village accroché au flanc d’une colline, linge coloré séchant aux fenêtres… À l’approche du col de Cun, le regard plonge vers la vallée de Mai Châu, mosaïque de rizières encadrée de pitons calcaires.
Il rejoint Mai Hịch, plus discrète que sa voisine Mai Châu et habitée principalement par des familles thaï. Le déjeuner est servi chez l’habitant, sur des nattes tressées, dans une maison traditionnelle sur pilotis où les poutres de bois sombre gardent la fraîcheur. Après le repas, il enfourche son vélo : les petites routes se faufilent entre rizières, jardins et hameaux, au rythme de la vie rurale, des cloches de buffles et des travaux des champs.
Dans l’après-midi, il poursuit vers Kho Mường, au cœur de la réserve naturelle de Pù Luông. Les derniers virages dévoilent un chapelet de maisons sur pilotis serrées autour des rizières, sous les crêtes calcaires de la réserve. Blotti dans cette vallée entourée de reliefs et de forêts, ce village thaï a longtemps vécu relativement à l’écart des grands axes.
Ici, pas simplement une étape pour dormir : le voyageur s’installe chez une famille, dans une maison traditionnelle sur pilotis, et partage pour quelques heures le rythme du village. Une promenade le conduit jusqu’à la grotte sacrée du village, avant de retrouver ses hôtes. Ceux qui le souhaitent peuvent participer à la préparation du dîner, découvrir quelques gestes de la cuisine familiale et donner un coup de main autour du feu. Le repas pris ensemble, aux lueurs du foyer, prolonge naturellement ce moment de rencontre et d’échange.
Déjeuner chez l’habitant à Mai Hịch. Dîner partagé et nuit chez l’habitant, dans une maison traditionnelle sur pilotis à Kho Mường.
La journée commence tranquillement par un petit déjeuner chez les hôtes, dans la maison sur pilotis de Kho Mường, odeur de riz gluant et de feu de bois encore dans l’air. Après cette nuit au village, vient le moment de dire au revoir à la famille qui l’a accueilli.
Chaussures de marche aux pieds, il s’engage sur les sentiers de Pù Luông, qui quittent rapidement les petites routes pour s’enfoncer entre rizières en terrasses, bosquets et villages thaï, au son des cigales et des cloches de buffles au loin. Sur les pentes, les maisons sur pilotis semblent faire partie du paysage ; autour d’elles, jardins, basses-cours et cultures racontent une vie encore largement liée aux saisons.
Le guide choisit l’itinéraire selon le niveau de chacun. La formule de référence prévoit 3 à 4 heures de marche, de niveau modéré, avec plusieurs montées et descentes et un dénivelé d’environ 250 à 300 mètres sur le parcours long. Pour ceux qui préfèrent prendre leur temps, une variante plus courte permet de profiter de Pù Luông avec moins d’effort.
Le déjeuner, souvent emporté dans des feuilles de bananier, est pris en cours de randonnée, avant de poursuivre entre Bản Báng et Bản Đôn. Ici, le chemin offre par endroits de belles échappées sur les rizières qui descendent en vagues successives vers le fond de la vallée.
Dans l’après-midi, il rejoint son écolodge, où il s’installe pour la nuit. Après l’immersion chez l’habitant à Kho Mường, place à un autre rythme : celui d’une fin de journée tranquille face aux montagnes, dont les reliefs changent doucement de lumière à mesure que le soleil descend.
Déjeuner en cours de randonnée. Dîner et nuit en écolodge, au cœur des paysages de Pù Luông.
Un dernier regard sur les montagnes de Pù Luông avant de reprendre la route : ce circuit Vietnam 15 jours quitte ici les hauteurs du Nord-Ouest. En quittant la réserve, le paysage change peu à peu : les rizières en terrasses laissent place à des plaines plus larges, les hameaux thaï à des villages plus denses. Après un déjeuner libre, changement complet d’échelle avec le vaste complexe bouddhique de Bái Đính, l’un des plus grands d’Asie du Sud-Est. Adossé aux reliefs calcaires, le site réunit une ancienne pagode nichée dans la roche et un ensemble monumental plus récent, conçu à l’échelle d’un petit royaume.
Le voyageur avance le long des galeries interminables bordées de centaines de statues d’arhats, chacune sculptée avec une expression différente. Il découvre les grandes salles de culte, l’imposante cloche de bronze et les représentations monumentales du Bouddha, dorées à la feuille. C’est dans ce décor, au milieu de montagnes naturellement fortifiées, que s’écrivait autrefois une partie de l’histoire du pays.
La visite terminée, direction Hang Múa. Environ 500 marches, taillées à flanc de falaise, conduisent au sommet du mont Ngọa Long. La montée est soutenue, le souffle se fait court sur les derniers paliers. Une fois arrivé, pourtant, la vue justifie chaque marche : la rivière dessine ses courbes entre les rizières, tandis que les reliefs calcaires se succèdent jusqu’à l’horizon, dans une lumière qui change selon l’heure.
Le bon plan : gravir Hang Múa en fin d’après-midi, une heure avant le coucher du soleil, permet d’éviter la chaleur et l’affluence. C’est aussi l’un des sites les plus courus de tout Ninh Bình.
Seconde nuit à Ninh Bình, au cœur de la campagne.
Le voyageur part tôt, lorsque Tam Cốc est encore tranquille et que la brume traîne encore sur l’eau. Installé dans une petite barque à rames, il glisse entre rizières et falaises calcaires. La rivière disparaît soudain sous la montagne, traverse une grotte naturelle où l’écho des rames résonne contre la roche, puis retrouve la lumière quelques centaines de mètres plus loin. Ici, l’expression « baie d’Halong terrestre » prend tout son sens.
« Avec les pieds, on a plus de force et les mains restent libres », explique en riant la rameuse, jambes tendues sur les avirons. Cette technique locale, transmise de génération en génération, étonne toujours les nouveaux venus.
De retour à terre, il enfourche son vélo. De petites routes serpentent entre jardins, champs et pains de sucre jusqu’à la pagode de Bích Động, construite à flanc de montagne et accessible par un escalier taillé dans la roche. Direction Hoa Lư ensuite, capitale du Đại Cồ Việt aux Xᵉ et XIᵉ siècles. Les temples consacrés aux souverains Đinh et Lê, gardés par des statues de pierre patinées par les siècles, rappellent qu’avant Hanoï, c’est ici que battait le cœur du royaume.
Déjeuner libre. Seconde nuit à Tam Cốc.
Après le petit déjeuner, route vers Cát Bà puis embarquement vers midi à bord d’une jonque. Très vite, le port s’éloigne. Les silhouettes calcaires de la baie de Lan Hạ prennent alors possession du paysage. Plus intime que sa célèbre voisine d’Hạ Long, la baie compte des centaines d’îlots couverts de végétation, qui semblent surgir directement de l’eau turquoise.
Le déjeuner est servi à bord, pendant que le bateau poursuit sa navigation vers la zone de Đầu Bê. Puis vient le moment de quitter le pont. Pagaie en main, le voyageur part en kayak au pied des falaises. À cette hauteur, le décor change complètement : on se glisse dans de petits passages où l’écho se répercute sur la roche, on longe des parois couvertes de végétation suspendue, et le silence n’est parfois interrompu que par le bruit des pagaies et le cri d’un oiseau invisible.
Le bon plan : la zone de Đầu Bê reste nettement moins fréquentée que les baies proches de Cát Bà. En kayak, tôt en fin d’après-midi, il n’est pas rare d’y croiser plus de singes que de touristes.
À l’heure où le soleil descend derrière les îlots, teintant le ciel de rose et d’orange, un apéritif est servi sur le pont. Suit une démonstration de cuisine vietnamienne, puis le dîner, servi alors que les lumières des jonques voisines scintillent sur l’eau noire. Pour les plus curieux, une tentative de pêche aux calamars clôt la soirée.
Déjeuner et dîner à bord. Nuit sur la jonque, à l’abri des îlots de Lan Hạ.
Au lever du jour, la baie semble encore endormie. Une légère brume enveloppe parfois les pitons calcaires, tandis que quelques barques de pêcheurs glissent silencieusement entre les îlots, sans un bruit de moteur. Le café pris sur le pont, à cette heure précise, offre souvent l’un des plus beaux visages de Lan Hạ.
Après le petit déjeuner, le voyageur débarque sur l’île de Cát Bà. Il rejoint Việt Hải, petit village caché dans une vallée entourée de forêt tropicale. À vélo ou en voiture électrique, une route étroite serpente à travers la végétation dense jusqu’aux premières maisons, où des poules picorent en liberté devant les portes.
« Avant, on ne venait ici qu’en bateau, il n’y avait pas de route », raconte un habitant croisé sur le chemin. Il désigne la forêt dense qui encercle encore le village.
Pas de monument à visiter à Việt Hải. Seulement quelques jardins, des maisons simples aux volets bleus délavés, des habitants occupés à leurs tâches. Et cette étonnante sensation d’être coupé du reste de l’île. Retour sur la jonque pour le déjeuner, puis débarquement à Cát Bà. Route vers Hanoï enfin, et transfert direct à l’aéroport pour le vol vers Hué : ce circuit Vietnam 15 jours bascule ainsi du Nord vers le Centre.
Petit déjeuner et déjeuner à bord. Nuit à Hué.
Hué ne se livre pas dans la précipitation. Ancienne capitale des Nguyễn, la ville conserve quelque chose de paisible, entre la rivière des Parfums, ses jardins et les vieux murs de sa citadelle. Le voyageur commence par la Cité impériale. Derrière ses remparts de brique se succèdent portes monumentales, cours pavées et pavillons aux toits vernissés. Le guide y redonne vie à la cour, aux souverains et à près d’un siècle et demi d’histoire impériale.
Il rejoint ensuite la pagode Thiên Mụ. Sa tour octogonale domine le fleuve depuis une colline plantée de pins centenaires et reste, depuis longtemps, l’une des images emblématiques de Hué. Après un déjeuner libre, direction le tombeau de Minh Mạng, non loin du paisible village ancestral de Thủy Biều. Plus qu’un simple mausolée, le lieu a été pensé comme un paysage entier : pavillons, bassins couverts de lotus, escaliers de pierre et collines boisées s’organisent dans une remarquable recherche d’équilibre, selon les principes du feng shui impérial.
Le bon plan : sur le chemin du retour, un village d’artisans fabrique bâtons d’encens et chapeaux coniques. Les bouquets d’encens rouges, jaunes ou violets, alignés devant les ateliers pour sécher au soleil, offrent l’une des scènes les plus photogéniques de la journée. Les artisans, souvent en activité depuis plusieurs générations, prennent volontiers le temps d’expliquer leur geste : une rencontre simple, à l’écart de la foule des grands sites.
Déjeuner libre. Nuit à Hué.
Le voyageur quitte Hué en direction du sud. La route longe d’abord lagunes, rizières et villages de pêcheurs, où sèchent parfois des filets étendus sur des piquets de bambou. Elle rejoint ensuite Lăng Cô, longue bande de sable prise entre mer et montagne. La route grimpe alors en lacets vers le col des Nuages, souvent noyé dans la brume. Pendant des siècles, ce relief a constitué une véritable frontière naturelle entre les territoires du Nord et le royaume du Champa.
À Đà Nẵng, après un déjeuner libre, il visite le musée de la Sculpture cham. Ses grès sculptés, divinités hindoues et fragments de temples donnent un premier visage à cette civilisation, qui a profondément marqué le Centre Vietnam entre le IVᵉ et le XIIIᵉ siècle. Il poursuit ensuite vers Trà Quế, petit village maraîcher connu pour ses herbes aromatiques et ses jardins soigneusement entretenus en bordure de rivière, avant de rejoindre Hội An.
Le bon plan : arriver à Hội An à l’approche du soir, lorsque les premières lanternes de soie s’allument le long des ruelles de l’ancienne cité portuaire, révèle un visage bien différent de celui, plus bondé, de la mi-journée.
Déjeuner libre. Nuit à Hội An.
Ce matin-là, le voyageur part à pied dans la vieille ville, encore calme à cette heure. Autrefois appelée Faifo, elle fut pendant plusieurs siècles une escale importante pour les marchands chinois, japonais et européens. Cette histoire se lit encore dans ses façades patinées aux teintes ocre et jaune, ses temples et ses anciennes congrégations. Il découvre le pont couvert japonais, la maison Phùng Hưng et le sanctuaire de Fujian, où les spirales d’encens brûlent lentement au-dessus des autels. Entre deux visites, les échoppes voisines regorgent de spécialités locales à découvrir.
Puis, changement d’ambiance. À vélo, il quitte progressivement les ruelles du centre pour rejoindre Kim Bồng, village d’artisans du bois et de la barque, puis Trà Nhiêu et Van Lang. Les maisons se font plus espacées, les rizières réapparaissent et les cocotiers d’eau bordent les petits canaux. Ici, Hội An retrouve son visage rural, loin des lanternes et des boutiques de soie.
Chez l’habitant, il participe à la préparation d’un déjeuner à base de produits locaux avant de passer à table. Un moment simple, qui laisse aussi le temps d’échanger et de souffler.
Après le repas, courte navigation en barque entre les cocotiers d’eau, puis retour à Hội An. À mi-parcours de ce circuit Vietnam 15 jours, la fin d’après-midi reste libre. Flâner au bord de la rivière Thu Bồn, entre étals de rue et lanternes qui commencent à s’allumer, suffit souvent à clore la journée en beauté.
Déjeuner chez l’habitant. Seconde nuit à Hội An.
Après le petit déjeuner, transfert à l’aéroport de Đà Nẵng et envol vers Saigon. Un guide francophone du Sud accueille le voyageur à l’arrivée. Il quitte rapidement la métropole, déjà bruissante de scooters, pour rejoindre Bến Tre. Peu à peu, la route devient plus verte, les cocotiers remplacent les immeubles : bienvenue dans le delta du Mékong.
Il embarque sur un bateau pour découvrir ce monde où routes et rivières se croisent en permanence. Première halte dans une briqueterie traditionnelle. Les grands fours en forme de ruche et les piles de briques ocre y composent un décor étonnant au bord de l’eau, dans une odeur de terre cuite et de fumée. Plus loin, une famille lui montre comment la noix de coco se transforme en confiseries, de la râpe à la cuisson dans de grands chaudrons de cuivre.
La navigation continue ensuite sur le canal de Nhơn Thạnh, à bord d’un petit sampan à rame. Les palmiers d’eau se rapprochent, l’arroyo devient plus étroit et le rythme ralentit encore, seulement troublé par le clapot de la rame. Après le déjeuner, route vers Chợ Lách, pays de vergers et de pépinières à perte de vue.
Le soir, il retrouve ses hôtes en cuisine pour préparer le bánh xèo. Cette grande crêpe de riz croustillante, farcie de porc, de crevettes et de germes de soja, se partage ensuite au dîner, à la lueur des lampes du jardin.
Nuit au Jardin du Mékong, en pleine campagne de Chợ Lách.
Après le petit déjeuner, le voyageur traverse la campagne de Chợ Lách, connue dans tout le delta pour ses vergers et ses pépinières en pots alignées à perte de vue. À Vĩnh Long, un bateau privé l’attend pour traverser les larges bras du Mékong vers l’île d’An Bình, où les cocotiers se penchent au-dessus de l’eau brune.
Il poursuit à pied sur de petits chemins ombragés, bordés de haies de bambou. Derrière les maisons poussent manguiers, ramboutaniers, pomelos et bien d’autres arbres fruitiers, dont les récoltes changent avec les saisons. L’occasion, bien sûr, de goûter quelques fruits fraîchement cueillis avant de reprendre le bateau.
Après un déjeuner libre, route vers Cần Thơ, véritable capitale du delta. Cette grande ville commerçante s’étend sur les rives du Hậu. Il visite la maison ancienne de Bình Thủy, élégante demeure où mobilier vietnamien et architecture d’inspiration française cohabitent avec naturel. Puis une pagode khmère, aux couleurs vives, rappel de la diversité culturelle du Sud.
En fin de journée, il prend le temps de marcher sur les quais de Ninh Kiều. Bateaux, terrasses, promeneurs et lumières sur le fleuve donnent alors à Cần Thơ une tout autre atmosphère.
Déjeuner libre. Nuit à Cần Thơ, près des quais de Ninh Kiều.
Il faut se lever tôt ce jour-là, mais le Mékong se révèle bien différent aux premières heures, encore drapé de brume légère. Le voyageur embarque pour rejoindre le marché flottant de Cái Răng. Bateaux de commerce et petites embarcations s’y croisent encore nombreux sur le fleuve. Ananas, pastèques, légumes, patates douces, sacs de riz : chaque bateau a sa spécialité, empilée en pyramides colorées.
Pour savoir ce qui se vend à bord, mieux vaut regarder en l’air. Un échantillon de marchandise est traditionnellement suspendu au sommet d’une longue perche de bambou : pas besoin d’enseigne sur l’eau.
Il observe les transactions entre grossistes et petits commerçants, les moteurs qui ronronnent, les barques servant café ou petit déjeuner flottant. Quelques fruits achetés directement sur l’eau : difficile de faire plus frais. Il poursuit ensuite vers un atelier de vermicelles de riz, où se dévoilent les différentes étapes de fabrication, de la pâte de riz fermentée aux longs fils séchant au soleil sur des claies de bambou. Un canal plus étroit le mène enfin jusqu’à un verger tropical, où le guide fait deviner les fruits à leur seule odeur.
Retour à quai en fin de matinée. Après le déjeuner dans un restaurant local, route vers Saigon, la campagne cédant peu à peu la place aux zones industrielles puis aux tours de la métropole.
Déjeuner dans un restaurant local. Nuit à Saigon.
Après les rizières, les villages et les canaux du Mékong, Saigon offre un dernier visage de ce Vietnam aux cent visages : dynamique, tourné vers l’avenir, et pourtant riche de son histoire. Rebaptisée Hô-Chi-Minh-Ville en 1976, l’ancienne capitale du Sud est aujourd’hui le grand moteur économique du pays. Tours modernes et circulation intense y côtoient pourtant encore de nombreux témoins de l’époque coloniale, façades jaunes et volets de bois usés par le temps.
Le voyageur commence par la Poste centrale, la cathédrale Notre-Dame, l’Opéra et les grandes avenues du centre historique. Il poursuit vers le palais de la Réunification, ancienne résidence présidentielle du Sud Vietnam, où les salles conservent encore leur décoration des années 1960. Ce lieu reste étroitement lié aux événements du 30 avril 1975.
Puis cap sur Chợ Lớn, le grand quartier chinois. À la pagode Thiên Hậu, les spirales d’encens suspendues au plafond parfument les cours et les autels dédiés à la protectrice des marins, dans une pénombre trouée de lumières rouges. Quelques rues plus loin, les environs du marché Bình Tây retrouvent toute l’énergie commerçante de Saigon, entre cageots de légumes et étals de tissus.
La visite se termine suffisamment tôt pour retourner tranquillement à l’hôtel. Le temps de récupérer ses bagages et de préparer son départ. Déjeuner libre. Transfert vers l’aéroport de Saigon : ce circuit Vietnam 15 jours s’achève ici, et avec lui les services de l’agence.
Ce circuit Vietnam 15 jours dure, comme son nom l’indique, 15 jours et 14 nuits, de Hanoï à Saigon. Il traverse le Nord, le Centre et le Sud du pays. Le rythme alterne temps forts et moments plus libres.
Les rizières en terrasses de Pù Luông comptent parmi les moments les plus marquants, tout comme la baie de Lan Hạ et sa nuit à bord d’une jonque. La Cité impériale de Hué, les ruelles patinées de Hội An et les marchés flottants du Mékong complètent ces temps forts.
Oui. Les activités (vélo, randonnée modérée, barque, kayak) restent accessibles à toute la famille. Le rythme laisse aussi suffisamment de temps libre pour respecter celui des enfants comme des adultes.
Oui, un guide francophone accompagne l’essentiel du parcours. Un guide local francophone prend le relais dans le Sud, à partir de Saigon, avec un chauffeur dédié pour les trajets routiers.
Le Nord se visite surtout de mars à mai et de septembre à novembre. Côté Centre, la période de février à août reste préférable, la saison des pluies et des typhons s’installant plutôt entre septembre et novembre. Le Sud, enfin, se découvre au mieux de novembre à avril. Pour un circuit qui traverse les trois régions, mars-avril et octobre-novembre offrent souvent le meilleur compromis.
Les ressortissants français, belges et suisses bénéficient d’une exemption de visa pour les séjours de moins de 45 jours. Pour les voyageurs canadiens, non concernés par cette exemption, l’e-visa reste nécessaire avant le départ.
Il y a des voyages que l’on raconte en chiffres : des kilomètres avalés, des sites cochés un à un. Celui-ci se raconte autrement, par fragments. Le riz gluant partagé sur pilotis à Mai Hịch, le silence d’une grotte à Tam Cốc. L’odeur d’encens séchant au soleil près de Hué, les lanternes de Hội An qui s’allument une à une. Ce ne sont pas des exploits, mais des instants suspendus, qui n’ont jamais cherché à impressionner.
Ce que l’on en garde n’est pas tant le souvenir d’un monument précis. C’est plutôt celui de ces transitions : des montagnes du Nord aux cités impériales, puis à la douceur tropicale du Mékong. Le pays y apparaît moins comme une destination que comme un Vietnam aux cent visages, parfois contradictoires, toujours attachants.
Le vrai luxe de ce circuit Vietnam 15 jours tient peut-être dans cette permission qu’on se donne. L’espace de quinze jours, il s’agit de traverser un pays entier sans jamais le survoler. Il suffit de lui laisser le temps de se raconter.
Ce carnet suit ce circuit Vietnam 15 jours, baptisé Charmes du Vietnam, l’un des itinéraires phares de notre sélection de voyages sur mesure au Vietnam. Il figure aux côtés d’autres circuits comme Le Nord en Douceur. Comme pour chacun de nos voyages, Visages d’Asie y privilégie la rencontre et l’authenticité, loin des sentiers battus, pour montrer un Vietnam aux cent visages, plus proche de sa réalité, sans jamais oublier les incontournables. Chaque étape décrite ici peut être ajustée selon vos envies, vos dates et votre budget. Quelques repères utiles pour organiser ce départ se trouvent aussi dans notre guide avant de partir au Vietnam.