Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer au Vietnam depuis la France, la Belgique ou la Suisse. Pourtant, la question des vaccins pour le Vietnam revient dans presque toutes les préparations de voyage, et c’est normal : entre l’hépatite A, la dengue, la rage ou l’encéphalite japonaise, il faut savoir ce qui vaut vraiment la peine selon votre itinéraire, la durée du séjour et l’âge des voyageurs. Ce guide fait le tri sans dramatiser. Ensuite, il complète les vaccins par tout ce qui compte vraiment sur place : eau, moustiques, pharmacie, cliniques et assurance.
Ces repères sont généraux et ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un centre de vaccinations.
Le Vietnam n’impose aucune vaccination aux voyageurs qui arrivent d’Europe. Le seul certificat prévu par le règlement sanitaire international concerne la fièvre jaune. Seules les personnes qui ont séjourné dans un pays où la maladie circule doivent le présenter. Cela exclut un vol direct depuis Paris, Bruxelles ou Genève. Les recommandations des autorités sanitaires et des centres de vaccinations vont donc plus loin que les formalités d’entrée, parce qu’elles tiennent compte des maladies présentes sur place.
Pour s’y retrouver, on peut raisonner en trois niveaux : les vaccins que tout adulte devrait avoir à jour, ceux que l’on conseille à presque tous les voyageurs, et ceux qui dépendent du type de voyage. De plus, les sections ci-dessous suivent cet ordre.
Avant de penser aux vaccins « exotiques », vérifiez ceux que tout adulte devrait avoir à jour : diphtérie, tétanos, poliomyélite et coqueluche, ainsi que rougeole, oreillons et rubéole pour les personnes nées depuis 1980. La rougeole est présente au Vietnam, et c’est un oubli fréquent chez les adultes. Le tétanos mérite aussi une attention particulière, car les petites blessures sont courantes en voyage, à pied comme à moto.
Les enfants suivent le calendrier vaccinal de leur pays. Par ailleurs, dans certains cas, le pédiatre avance une dose de rougeole avant un départ lointain. Si un rappel est dû, mieux vaut le faire en même temps que la consultation de voyage. Cela évite de multiplier les rendez-vous.
Au-delà des vaccins de base, le choix se joue sur trois critères : la durée du séjour, la part de campagne dans l’itinéraire et l’âge des voyageurs. Un circuit de deux semaines entre Hanoï, la baie d’Along, Hội An et Hô Chi Minh-Ville n’expose pas aux mêmes risques qu’un séjour d’un mois avec des nuits chez l’habitant dans les rizières du Nord. Voici ce que recommandent habituellement les centres de vaccinations, vaccin par vaccin.
L’hépatite A se transmet par l’eau et les aliments contaminés, et elle circule au Vietnam. Les médecins le conseillent à la quasi-totalité des voyageurs : une première injection au moins quinze jours avant le départ. Ensuite, un rappel plusieurs mois plus tard, qui assure une protection de longue durée. Même administrée à la dernière minute, une première dose reste préférable à rien. Cela en fait le vaccin de rattrapage le plus utile.
Si vous avez eu la maladie dans l’enfance, ou si vous avez grandi dans une région où elle circulait, une prise de sang peut montrer que vous êtes déjà protégé. Le vaccin devient alors inutile.
La fièvre typhoïde se transmet elle aussi par l’eau et les aliments. En outre, les médecins conseillent surtout le vaccin, une seule injection au moins quinze jours avant le départ, pour les séjours longs, les circuits en zone rurale, les voyages avec de jeunes enfants et les conditions d’hygiène incertaines. Pour deux semaines dans les grandes villes et sur les sites touristiques, de nombreux médecins le jugent facultatif.
Sa protection est partielle et dure environ trois ans. Elle ne dispense donc jamais des précautions sur l’eau et les aliments, que nous détaillons plus bas.
L’hépatite B se transmet par le sang et les rapports sexuels. On la recommande pour les séjours longs ou répétés, pour les voyageurs qui pourraient recevoir des soins sur place et pour les enfants dont le calendrier vaccinal n’est pas complet. En France, les autorités recommandent déjà la vaccination pour tous les nourrissons et la rattrapent chez les adolescents, il suffit donc souvent de vérifier le carnet.
Le schéma classique comprend deux doses à un mois d’intervalle, puis un rappel six mois plus tard. De plus, un schéma accéléré existe pour les adultes dont le départ est proche, à voir avec le médecin.
Cette infection virale passe par des moustiques qui piquent surtout le soir et la nuit. Elle est présente dans tout le pays. Par ailleurs, avec une fréquence plus élevée dans les provinces du Nord, autour de Hanoï et près de la frontière chinoise. La transmission a lieu toute l’année, avec un pic entre mai et octobre. En outre, le risque pour un voyageur reste très faible. Mais on propose le vaccin pour les séjours en zone rurale, notamment dans les rizières et près des élevages de porcs, pendant la saison de transmission, et pour les expatriés.
Il se fait en deux injections espacées de vingt-huit jours, avec un schéma plus court possible chez l’adulte. Ensuite, un rappel douze à vingt-quatre mois plus tard. Pour un circuit de deux semaines avec quelques jours à la campagne, la question se discute plutôt qu’elle ne s’impose.
La rage est présente dans tout le pays, y compris en ville. De plus, les chiens errants en sont le principal vecteur. Le vaccin avant le départ n’empêche pas de se faire soigner après une morsure. Mais il simplifie fortement le traitement et laisse davantage de temps pour atteindre un centre de soins. Par ailleurs, les médecins le conseillent surtout pour les séjours longs, les enfants qui marchent et touchent tout. Les voyageurs qui s’aventurent loin des hôpitaux, par exemple sur la boucle de Hà Giang ou dans les villages d’altitude. Le schéma comprend deux injections espacées de sept jours.
Dans tous les cas, après une morsure, une griffure ou un léchage sur peau abîmée, il faut laver la plaie à l’eau et au savon pendant quinze minutes. Ensuite, consulter immédiatement, même si l’on est vacciné.
Il existe un vaccin contre la dengue. Mais on le réserve à des situations particulières : séjours prolongés dans une zone où la maladie circule, ou épidémie en cours. En outre, le schéma comprend deux doses espacées d’au moins trois mois, les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes et celles qui allaitent ne peuvent pas le recevoir. Il ne remplace pas la protection contre les moustiques. Un vaccin contre le chikungunya existe aussi, à partir de douze ans, pour les séjours longs ou en zone d’épidémie.
Pour un voyage touristique classique, la plupart des médecins s’en tiennent à la prévention des piqûres. De plus, la décision se prend en consultation, au cas par cas. La disponibilité de ces vaccins varie d’un pays à l’autre.
Le bon réflexe consiste à réserver une consultation de médecine des voyages six à huit semaines avant le départ. Ce délai laisse le temps de faire les vaccins à plusieurs doses, d’attendre que la protection s’installe et, si besoin, de rattraper un vaccin de base. Par ailleurs, les centres de vaccinations internationales, les instituts de médecine tropicale et de nombreux médecins généralistes peuvent vous conseiller.
Apportez votre carnet de vaccination, la liste de vos traitements et votre itinéraire, même approximatif, y compris les étapes au Laos ou au Cambodge. Le médecin y trouvera de quoi adapter ses conseils, par exemple pour des nuits en altitude dans le Nord ou un trek de plusieurs jours. Si votre départ est plus proche, consultez quand même : l’hépatite A, la typhoïde et le schéma court de la rage se font en quelques jours. Avec une protection un peu moins complète. Les assurances maladie ne remboursent pas certains vaccins, d’où l’intérêt de demander un devis avant la consultation et de vérifier votre mutuelle. Les fiches officielles par pays, comme les conseils aux voyageurs pour le Vietnam, donnent un premier cadre avant la consultation.
Si un seul risque sanitaire doit rester en tête, c’est la dengue. En outre, cette maladie virale se transmet par des moustiques du genre Aedes, qui piquent surtout en journée, y compris en ville, sur les terrasses et dans les jardins. Le Vietnam enregistre chaque année des dizaines de milliers de cas. Avec de fortes variations d’une année à l’autre : plus de 50 000 cas ont été recensés sur les cinq premiers mois de 2026, soit environ deux fois et demie le niveau de la même période un an plus tôt, et des foyers apparaissent désormais dans des provinces du Nord longtemps épargnées.
Pour les voyageurs, ces chiffres sont à relativiser. En effet, la plupart des cas concernent la population locale et la maladie reste le plus souvent bénigne. Elle justifie pourtant de vraies précautions, d’autant que la saison des pluies, de mai à novembre dans une grande partie du pays, favorise les moustiques. De plus, vous trouverez les périodes de pluie dans notre guide de la meilleure période pour voyager au Vietnam.
Une forte fièvre brutale, des maux de tête, des douleurs derrière les yeux, des courbatures intenses et parfois une éruption cutanée évoquent la dengue. Les symptômes apparaissent en général entre quatre et dix jours après la piqûre, donc parfois après le retour. Le traitement se limite au soulagement des symptômes : repos, hydratation et paracétamol. Évitez l’aspirine et les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène, qui augmentent le risque de saignement.
Le point de vigilance se situe entre le troisième et le cinquième jour : la fièvre peut baisser alors que l’état s’aggrave. Par ailleurs, avec des douleurs abdominales, des vomissements, des saignements de gencives ou une fatigue extrême. Il faut alors consulter sans attendre, et ne pas attendre une journée de plus pour prévenir son guide ou son hôtel.
Un répulsif efficace à base de DEET ou de picaridine, appliqué sur la peau découverte et renouvelé dans la journée, reste la protection la plus utile. Complétez avec des vêtements longs et légers, des chambres climatisées ou munies de moustiquaires, et des vêtements ou une moustiquaire imprégnés d’insecticide pour les nuits chez l’habitant. Pensez aux chevilles et aux poignets, que les moustiques visent en priorité. Pour les enfants et les femmes enceintes, demandez au pharmacien la formule adaptée.
Les répulsifs sont plus chers et moins variés sur place, mieux vaut donc les apporter. Cette protection sert aussi contre le chikungunya et l’encéphalite japonaise, transmis par d’autres moustiques.
La carte du paludisme a beaucoup changé : le pays est en phase d’élimination de la maladie. En outre, il n’y a plus de transmission en ville. Le risque se concentre dans quelques zones forestières ou de moyenne montagne, surtout sur les hauts plateaux du centre sous 1 500 mètres d’altitude, dans les provinces de Đắk Lắk, Đắk Nông, Gia Lai et Kon Tum, à Bình Phước et dans l’ouest de certaines provinces du littoral central. De plus, il n’y a pas de transmission à Hanoï, dans le delta du fleuve Rouge, dans le delta du Mékong ni sur les plaines côtières du centre.
Les circuits classiques, entre Hanoï, la baie d’Along, Ninh Bình, Hué, Hội An, Hô Chi Minh-Ville et le delta du Mékong, ne justifient pas de traitement préventif. Les régions de montagne du Nord comme Sapa ne figurent pas non plus parmi les zones de transmission décrites par les autorités sanitaires. Un traitement préventif ne se discute que pour un séjour dans l’une des zones citées, surtout en forêt, et toujours avec un médecin. En effet, les médicaments ont des effets secondaires et on signale dans la région une résistance à certains d’entre eux.
En cas de fièvre pendant le voyage ou dans les trois mois qui suivent le retour, consultez en précisant que vous revenez du Vietnam. Ce réflexe vaut pour toutes les destinations d’Asie du Sud-Est. Aucun des vaccins pour le Vietnam ne protège contre le paludisme, d’où l’intérêt de connaître la carte des zones à risque.
La cuisine vietnamienne fait partie des raisons de venir, et il serait dommage de la regarder avec méfiance. La plupart des voyageurs mangent dans la rue pendant tout leur séjour sans problème, à condition de respecter quelques règles simples. Les troubles digestifs restent le souci de santé le plus courant en voyage en Asie du Sud-Est. Mais ils sont presque toujours bénins et de courte durée. Les vaccins pour le Vietnam n’y changent rien, et ce sont ces gestes simples qui font la différence.
L’eau du robinet n’est pas potable au Vietnam, y compris dans les hôtels haut de gamme. Buvez de l’eau en bouteille capsulée, que l’on vous propose dans presque tous les hôtels, ou de l’eau bouillie, et lavez-vous les dents avec si votre estomac est fragile. Le thé, le café, les boissons chaudes et les canettes ne posent pas de problème.
Les glaçons des restaurants et des cafés des grandes villes viennent d’une fabrication industrielle, en cylindres percés d’un trou, et ils sont généralement sûrs. Ceux d’un petit stand de bord de route sont plus incertains. En cas de doute, commandez la boisson sans glace, ce qui ne vexe personne.
Choisissez les étals où les clients font la queue et où le cuisinier prépare la nourriture devant vous et la sert bien chaude. Les soupes bouillantes comme le phở ou le bún bò figurent parmi les plats les plus sûrs. Méfiez-vous en revanche des plats tièdes qui ont attendu, des fruits de mer crus, des viandes peu cuites, des crudités lavées à l’eau du robinet et des glaces artisanales dont la chaîne du froid est incertaine. On lave généralement les herbes fraîches qui accompagnent presque chaque plat. Mais un voyageur au ventre fragile peut les laisser de côté les premiers jours.
Pour mettre en pratique ces conseils, notre guide des adresses de street food à Hanoï et celui de la cuisine de Hội An donnent des repères concrets.
Dans la plupart des cas, la diarrhée passe en un à trois jours avec du repos et une bonne hydratation. Les sachets de réhydratation orale sont l’essentiel de la trousse. Avec du paracétamol et, si votre médecin vous l’a prescrit, un traitement contre la diarrhée. Les antibiotiques ne se prennent que sur prescription.
Consultez en cas de fièvre, de sang ou de glaires dans les selles, de vomissements qui empêchent de boire, ou si les troubles durent plus de quelques jours. Chez les jeunes enfants, une diarrhée accompagnée d’une perte de poids justifie une consultation rapide, même sans fièvre.
Vous trouverez des pharmacies presque partout au Vietnam, souvent ouvertes tard le soir. Les grandes chaînes des villes sont bien approvisionnées. La trousse reste pourtant utile pour ne pas courir après un médicament le jour où l’on en a besoin. Emportez vos traitements habituels pour toute la durée du séjour, dans leur emballage d’origine avec l’ordonnance, en cabine plutôt qu’en soute. Cette trousse complète les vaccins pour le Vietnam et couvre les petits soucis du quotidien.
Ajoutez du paracétamol, des sachets de réhydratation orale, un traitement contre la diarrhée selon l’avis de votre médecin, un antihistaminique, une crème contre les piqûres, un antiseptique, des pansements, une pince à épiler, un thermomètre, une crème solaire à indice élevé et un répulsif. Les lentilles et les produits d’hygiène se trouvent en ville, mais pas toujours votre marque habituelle.
Les médicaments courants s’achètent sans ordonnance dans les pharmacies, mais les contrefaçons existent. Choisissez une grande chaîne de pharmacies en ville ou la pharmacie d’une clinique, vérifiez la date de péremption et gardez les boîtes. Une ordonnance rédigée avec le nom des molécules (DCI) se fait comprendre plus facilement. Évitez d’acheter un médicament auprès d’un vendeur ambulant.
Si vous suivez un traitement sensible, comme un opioïde ou un psychotrope, renseignez-vous avant le départ sur son autorisation au Vietnam et gardez une ordonnance récente en anglais.
Avec une assurance adaptée, tomber malade au Vietnam se gère bien dans les grandes villes. Les vaccins pour le Vietnam réduisent le risque, mais ils ne remplacent ni l’assurance ni le réflexe de consulter vite. Les établissements privés offrent des soins de bon niveau. Mais ils sont payants d’avance, et la prise en charge devient plus compliquée dès que l’on s’éloigne des centres urbains.
À Hanoï, les voyageurs s’adressent le plus souvent à l’Hôpital français de Hanoï, à l’hôpital international Vinmec Times City, à la Family Medical Practice ou à la clinique d’International SOS, des structures habituées aux étrangers. Avec du personnel parlant anglais et parfois français. À Hô Chi Minh-Ville, les adresses les plus citées sont l’hôpital FV, Vinmec Central Park, la Family Medical Practice et International SOS. À Đà Nẵng, la Family Medical Practice, Vinmec Đà Nẵng et l’hôpital Hoàn Mỹ prennent en charge les soucis courants.
Comptez une consultation à partir d’environ un million de dôngs, soit une trentaine d’euros, payée sur place. Pour un problème grave, les patients sont en général transférés vers Hanoï ou Hô Chi Minh-Ville. Notre équipe peut vous indiquer l’adresse la plus proche de chaque étape de votre circuit.
Dans le Nord, à Hà Giang, à Cao Bằng ou dans les villages autour de Sapa, les dispensaires locaux gèrent les petits soucis, mais pas les cas sérieux. Votre guide et votre agence sur place organisent alors le transfert vers l’hôpital approprié, parfois à plusieurs heures de route. Prévenez votre guide dès les premiers symptômes plutôt qu’après vingt-quatre heures d’attente, et signalez toute allergie ou tout traitement avant de partir en trek.
Une assurance qui couvre tous les frais médicaux, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire est indispensable. Les cliniques privées demandent souvent une avance de paiement ou une garantie par carte bancaire, il vaut donc mieux savoir à l’avance si votre assureur règle directement ou rembourse après coup. Gardez toutes les factures, les comptes rendus et les ordonnances, de préférence en anglais.
Vérifiez aussi que le contrat couvre la moto, les treks en altitude et les activités prévues. En effet, la garantie de la carte bancaire ne suffit pas toujours. En cas d’urgence, le numéro des ambulances publiques est le 115. L’hôtel peut appeler directement la clinique la plus proche. Pour le reste du budget, consultez notre guide du budget d’un voyage de deux semaines.
Les vaccins pour le Vietnam ne règlent pas tout. Trois sujets reviennent régulièrement dans les questions des voyageurs. Ils pèsent souvent davantage sur le confort du séjour que les maladies tropicales.
De mai à septembre, la chaleur est humide. Avec des pics au-dessus de 35 °C dans le Nord comme dans le Sud. Buvez davantage que d’habitude, prévoyez un chapeau, des lunettes et une crème solaire à indice élevé, et placez les visites en plein air tôt le matin ou en fin d’après-midi. Les premiers signes d’un coup de chaleur sont des maux de tête, des vertiges et des nausées. Une pause à l’ombre avec de l’eau suffit le plus souvent. Les typhons de la fin d’été, eux, se gèrent avec notre guide sur la saison des typhons.
L’hiver, de novembre à février environ, la qualité de l’air à Hanoï peut se dégrader nettement par épisodes. Avec un ciel bas et une odeur de fumée. La plupart des voyageurs n’en sont pas gênés pour deux ou trois jours de visite. Les personnes asthmatiques, allergiques ou fragiles des bronches gardent leurs traitements à portée de main et consultent un indice de qualité de l’air en ligne le matin.
Un masque FFP2 ou N95, vendu en pharmacie pour quelques dizaines de milliers de dôngs, filtre bien, contrairement aux masques en tissu des étals. Pendant les jours de forte pollution, on déplace les activités en plein air vers d’autres heures, ou vers les musées et les cafés. Vous retrouverez les mois d’hiver dans nos guides du Vietnam en décembre et du Vietnam en janvier.
Parmi les causes de rapatriement sanitaire, les accidents de la route comptent parmi les plus fréquentes. La circulation vietnamienne est dense et imprévisible, surtout à moto. Portez toujours un casque homologué, qui est obligatoire, évitez les deux-roues de nuit ou sous la pluie, et laissez un chauffeur professionnel conduire sur les routes de montagne. Si vous louez une moto, vérifiez que votre permis et votre assurance couvrent réellement ce type de véhicule.
Pour les trajets entre les villes, notre guide pour se déplacer au Vietnam compare les options, et celui sur la sécurité au Vietnam replace ces risques dans leur contexte.
Évitez de toucher les chiens, les chats et les singes des sites touristiques, même sympathiques. Ne vous baignez pas dans des eaux stagnantes ou douteuses, et gardez des chaussures fermées en forêt, où les serpents et les sangsues sont plus nombreux après la pluie. Pour l’alcool, privilégiez les bouteilles scellées achetées en magasin ou les bars établis. En effet, de l’alcool artisanal frelaté peut circuler à bas prix.
Rien de tout cela n’empêche de passer un excellent séjour : ce sont de simples habitudes à prendre dès le premier jour.
Certaines situations demandent un avis médical plus précis que les conseils généraux ci-dessus. Les quatre cas suivants reviennent le plus souvent dans la préparation des circuits.
Les jeunes enfants ont des besoins particuliers : l’hépatite A se vaccine à partir d’un an, la typhoïde à partir de deux ans. L’encéphalite japonaise dès deux mois pour les séjours à risque. La rage justifie souvent une vaccination pour les enfants qui marchent. En effet, ils touchent les animaux et signalent rarement une morsure. Prévoyez la consultation chez le pédiatre ou le médecin des voyages deux mois avant le départ, et lisez notre itinéraire du Vietnam en famille avec enfants.
On déconseille les vaccins vivants atténués pendant la grossesse, et d’autres précautions s’ajoutent selon le terme. Si vous êtes enceinte, parlez de votre projet de voyage à votre médecin ou à votre sage-femme avant de réserver. Les seniors et les personnes avec un diabète, une maladie cardiaque ou un traitement qui affaiblit les défenses gagnent à consulter plus tôt. En effet, les risques et les vaccins se choisissent au cas par cas. Emportez un résumé médical en anglais et la liste de vos molécules.
Si vous prolongez le Vietnam par Angkor ou le Laos, les vaccins restent les mêmes, avec quelques nuances. Au Cambodge, Phnom Penh, Siem Reap et le site d’Angkor sont sans paludisme. À l’inverse, les zones forestières proches des frontières et le nord-est du pays présentent un risque plus marqué. L’accès aux soins est plus limité dans les campagnes, et la rage y est également présente. Indiquez tout l’itinéraire à votre médecin, y compris le Laos, dont les recommandations se revoient en consultation. Nos guides sur le Cambodge, le visa pour le Cambodge et le Laos et la meilleure période pour le Laos complètent la préparation.
Pour plusieurs mois sur place, la liste s’allonge : hépatite B, rage, encéphalite japonaise et typhoïde sont alors conseillées. La vaccination BCG se discute pour les enfants de moins de quinze ans. Prévoyez aussi une assurance santé internationale plutôt qu’une simple assurance de voyage, et repérez dès l’arrivée une clinique de référence près de chez vous.
Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer au Vietnam depuis la France, la Belgique ou la Suisse. Le Vietnam n’exige que la fièvre jaune, uniquement pour les voyageurs qui viennent d’un pays où elle circule. Les vaccins de base à jour et l’hépatite A restent néanmoins conseillés à presque tous les voyageurs.
Pour un circuit classique de deux semaines, il suffit en général de mettre à jour les vaccins de base et de faire l’hépatite A. La typhoïde, la rage ou l’encéphalite japonaise se discutent selon la part de campagne, la saison et l’âge des enfants. Un médecin des voyages tranche au cas par cas.
Idéalement six à huit semaines avant le départ, pour laisser le temps aux vaccins à plusieurs doses. L’hépatite A et la typhoïde se font au moins quinze jours avant. Si votre départ est proche, consultez quand même, car certains schémas courts restent possibles.
Non, pas pour un circuit classique. Il n’y a pas de transmission dans les villes, le delta du fleuve Rouge, le delta du Mékong et les plaines côtières du centre. Seules certaines zones forestières des hauts plateaux sont concernées, et un traitement préventif ne se discute qu’avec un médecin.
La dengue circule toute l’année et les cas augmentent certaines années. Mais elle reste le plus souvent bénigne chez les voyageurs. Un répulsif appliqué de jour comme de nuit réduit fortement le risque. En cas de forte fièvre, consultez sans attendre et évitez l’aspirine et l’ibuprofène.
Non, y compris dans les hôtels haut de gamme. Buvez de l’eau en bouteille capsulée ou bouillie, et lavez-vous les dents avec. Le thé, le café et les boissons en canette ne posent pas de problème. Les glaçons des restaurants des grandes villes sont généralement industriels et sûrs.
Choisissez un contrat qui couvre tous les frais médicaux, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire, ainsi que les activités prévues comme la moto ou le trek. Les cliniques privées demandent souvent une avance de paiement : gardez factures et comptes rendus pour être remboursé.
Lavez la plaie à l’eau et au savon pendant quinze minutes. Ensuite, consultez immédiatement, même si vous êtes vacciné contre la rage. Prévenez votre guide pour être conduit vers un centre de soins. Le traitement doit débuter rapidement pour être pleinement efficace.
Vous souhaitez partir l’esprit tranquille, avec un itinéraire adapté à la saison, à vos enfants ou à votre rythme ? Nos conseillers à Hanoï vous indiquent aussi quels vaccins pour le Vietnam évoquer avec votre médecin. Ils composent des circuits sur mesure. Avec des journées pensées pour éviter les heures les plus chaudes et des étapes proches de bonnes structures de soins.
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