La sécurité au Vietnam inquiète certains voyageurs cette année, à cause des tensions frontalières entre la Thaïlande et le Cambodge. C’est une question légitime. Mais elle mérite une réponse honnête, appuyée sur des faits, pas sur des impressions. Voici ce que disent réellement les classements internationaux et les autorités diplomatiques françaises, belges et suisses.
Le conflit qui inquiète concerne la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, dans le nord-ouest cambodgien. Les zones de tension se situent dans les provinces de Preah Vihear, Oddar Meanchey, Banteay Meanchey et Pursat. Le Vietnam ne partage aucune frontière avec la Thaïlande. Sa frontière avec le Cambodge se trouve à l’opposé, du côté du delta du Mékong. Elle se situe à des centaines de kilomètres des zones concernées.
Concrètement, ce conflit n’affecte ni Hanoï, ni la baie d’Halong, ni Hoi An, ni Hué, ni Hô-Chi-Minh-Ville, ni le delta du Mékong. Ce sont des régions vietnamiennes, dans un autre pays, avec une situation totalement différente sur le plan sécuritaire.
Le Global Peace Index, publié chaque année par l’Institute for Economics and Peace, mesure le niveau de paix de 163 pays. En 2026, le Vietnam se classe 41e sur 163, avec un score de 1,74. Il figure ainsi parmi les pays les plus pacifiques d’Asie du Sud-Est, juste derrière Singapour et la Malaisie.
Ce classement ne doit rien au hasard. Il combine plusieurs critères : conflits internes et externes, criminalité, stabilité politique et dépenses militaires. Un pays en réelle instabilité se classe généralement bien plus bas dans ce classement, souvent au-delà de la 100e place.
Pour évaluer la sécurité au Vietnam, rien ne vaut les conseils officiels des ministères des Affaires étrangères. Voici l’essentiel, vérifié directement sur les sites officiels.
Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères ne déconseille aucune région du Vietnam. Sa fiche pays, mise à jour fin avril 2026, place l’ensemble du territoire en simple vigilance renforcée. Seules les zones frontalières avec le Cambodge, le Laos et la Chine font l’objet d’une surveillance particulière, sans alerte spécifique.
La diplomatie belge est encore plus directe. Selon sa fiche officielle, la plupart des visites au Vietnam peuvent s’effectuer sans problème, à condition de respecter les précautions d’usage.
Le Département fédéral suisse des affaires étrangères tient un discours similaire, avec une nuance. Il rappelle la présence de munitions non explosées, héritées de la guerre du Vietnam, dans certaines zones reculées du centre du pays et près du Laos. Ce risque concerne les excursions hors des sentiers battus, pas les circuits touristiques classiques.
D’après ces trois sources, le danger principal n’est ni la guerre, ni le terrorisme. Ce sont, dans l’ordre, les accidents de la route et la petite délinquance.
La circulation est dense, et le code de la route peu respecté. Les accidents impliquant des deux-roues restent la cause de blessures la plus fréquente chez les voyageurs étrangers. Le port du casque aux normes, la prudence de nuit et le choix d’un conducteur expérimenté réduisent nettement ce risque.
Vient ensuite la délinquance de rue, concentrée dans les quartiers touristiques de Hanoï et Hô-Chi-Minh-Ville. Vols à l’arraché, pickpockets, arnaques ponctuelles : rien de violent. Une vigilance ordinaire s’impose, comme dans n’importe quelle grande ville touristique du monde.
Pour profiter de la sécurité au Vietnam sans y penser en permanence, quelques réflexes suffisent. Ce sont ceux que recommandent les trois diplomaties consultées.
Non. Le Vietnam ne partage pas de frontière avec la Thaïlande, et les zones de tension se situent à plusieurs centaines de kilomètres des circuits touristiques vietnamiens.
Le Vietnam occupe la 41e place sur 163 pays au Global Peace Index 2026, ce qui le place parmi les nations les plus pacifiques d’Asie du Sud-Est.
Non. Aucune région du pays n’est classée comme déconseillée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, seule une vigilance renforcée générale s’applique.
Les accidents de la route, liés à une circulation dense, et la petite délinquance dans les zones touristiques. Aucune des trois diplomaties consultées ne mentionne de risque terroriste ou de conflit armé.
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