Estampes du Tonkin est un circuit Vietnam de 15 jours qui entraîne le voyageur au cœur du Tonkin, des rizières du delta jusqu’aux crêtes karstiques de la frontière chinoise. Depuis Hanoï, la route grimpe vers le lac de Thác Bà, traverse les villages tày et dao de Thôn Tha, puis s’élève jusqu’au plateau calcaire de Đồng Văn et au col vertigineux de Mã Pí Lèng. Elle redescend ensuite par Cao Bằng et la cascade de Bản Giốc, s’attarde sur les eaux tranquilles du lac de Ba Bể, avant de rejoindre les rizières de Ninh Bình et de s’achever en croisière sur les eaux émeraude de la baie de Lan Hạ.
L’avion se pose à l’aéroport international de Hanoï, où le guide francophone attend le voyageur pour le transfert vers le vieux quartier. Sur le trajet, la capitale du Tonkin se dévoile par touches : rizières encore visibles en périphérie, flots ininterrompus de scooters, façades étroites chargées d’enseignes. Après l’installation à l’hôtel et un déjeuner de bienvenue, le reste de la journée est laissé libre : flâner autour du lac Hoàn Kiếm, se perdre dans les 36 rues à noms de corporations, ou simplement s’asseoir à une terrasse pour observer la ville reprendre son souffle à l’heure où les vendeuses ambulantes rentrent leurs paniers.
Ce premier soir donne le ton du voyage : un Vietnam qui ne se raconte pas, mais qui s’éprouve, rue après rue.
La journée commence en cyclo-pousse autour du lac Hoàn Kiếm et du quartier de l’Opéra, avant un arrêt à la cathédrale Saint-Joseph puis au marché couvert de Đồng Xuân, où s’entassent épices, tissus et paniers de légumes. Le guide mène ensuite le voyageur vers le pont Long Biên, silhouette métallique héritée de l’époque coloniale qui enjambe le fleuve Rouge, puis vers le quartier de Văn Miếu.
Là se visitent la citadelle impériale de Thăng Long, le musée des Beaux-Arts et surtout le Temple de la Littérature, première université du Vietnam fondée au XIᵉ siècle, avant un détour par la pagode au Pilier unique. La soirée se termine en musique et en éclats de rire devant un spectacle de marionnettes sur l’eau, tradition né dans les rizières du delta du fleuve Rouge il y a près de mille ans.
Le véhicule quitte Hanoï vers le nord-ouest, traverse la zone historique de l’ATK à Định Hóa, un des berceaux de la résistance vietnamienne, puis s’arrête au milieu des plantations de thé de la province de Tuyên Quang. L’air se rafraîchit à mesure que la route s’élève.
En fin de matinée, embarquement sur une barque motorisée pour une traversée du lac de Thác Bà, immense retenue artificielle piquetée de plus d’un millier d’îlots calcaires. Le bateau dépose le groupe près du village de Vu Linh, où vit une communauté dao aux pantalons blancs traditionnels. La nuit se passe dans une maison sur pilotis, au rythme du village : repas préparé par la famille d’accueil, feu de bois, et le chant des grillons en guise de berceuse.
Après le petit-déjeuner, la route serpente à travers la vallée de Lục Yên, réputée pour ses gisements de rubis et de marbre. Le convoi multiplie les arrêts photo face aux rizières en terrasses qui s’étagent jusqu’aux premiers contreforts de la province de Hà Giang, et s’arrête dans un atelier familial de sculpteurs sur marbre, où la pierre brute devient bouddhas et bijoux sous des mains expertes.
En fin de journée, arrivée au village de Thôn Tha, niché entre rizières et falaises karstiques, habité par une communauté tày. Nouvelle nuit en maison traditionnelle sur pilotis, entre balade dans les ruelles du village et observation de la vie quotidienne : tissage, pêche dans les canaux, préparation du riz gluant pour le dîner.
La route grimpe vers le geopark karstique de Đồng Văn, reconnu par l’UNESCO, en franchissant le col de Quản Bạ. Juste après le col, le belvédère de la Porte du Ciel révèle les célèbres « Monts Jumeaux », deux collines à la silhouette parfaitement symétrique que la légende locale compare à une poitrine de femme.
Étape ensuite au village de Nam Đàm, où vit une communauté dao aux longues tuniques, avant la visite du palais du « roi des Hmong », demeure fortifiée en bois précieux bâtie au début du XXᵉ siècle par un baron local de l’opium. Dernier arrêt à Lùng Tám, village coopératif où les femmes hmong cultivent le chanvre, le filent et le tissent selon des techniques ancestrales, avant la teinture à l’indigo. Nuit à l’hôtel dans la petite ville de Đồng Văn.
La matinée démarre par une balade dans la vieille ville de Đồng Văn, ses maisons en pisé aux toits de tuiles muselées par le temps et son marché centenaire. Le groupe rejoint ensuite l’un des plus beaux tronçons du Vietnam : le col de Mã Pí Lèng, taillé à flanc de falaise au-dessus des gorges vertigineuses de la rivière Nho Quế.
Une petite randonnée d’environ une heure serpente ensuite de hameau en hameau à travers un paysage de pitons calcaires et de champs de maïs en escalier, considéré comme l’une des plus belles facettes du geopark et l’un des grands moments du circuit Estampes du Tonkin. Nuit une seconde fois à Đồng Văn, avec le temps d’assister, si la saison le permet, à l’effervescence du marché du dimanche.
Départ tôt pour Mèo Vạc, dont le marché ethnique hebdomadaire attire Hmong, Tày, Dao et parfois quelques familles lolo noirs venues des hameaux les plus reculés de la frontière. Bétail, alcool de maïs, tissus brodés et instruments en bambou s’y négocient dans un joyeux désordre, sous les costumes traditionnels aux couleurs vives.
La route continue ensuite vers la province de Cao Bằng, traversant des villages où les maisons en pisé se mêlent aux cultures en terrasses. Fin d’étape à Bảo Lạc, petite ville tranquille nichée entre les montagnes, pour une nuit à l’hôtel.
La journée s’ouvre sur les hameaux de Na Van et Cốc Xả, où subsistent quelques-uns des derniers villages lolo noirs du Vietnam, reconnaissables aux tenues sombres brodées de bandes multicolores portées par les femmes. Pour les voyageurs qui le souhaitent, une option de randonnée à travers les cultures en terrasses permet de rejoindre le village suivant à pied plutôt qu’en véhicule.
L’itinéraire se poursuit à travers un relief karstique toujours plus dense jusqu’à la ville de Cao Bằng, ancienne place forte proche de la frontière chinoise, où le groupe passe la nuit à l’hôtel avant l’excursion du lendemain vers Bản Giốc.
Route matinale vers Quảng Uyên puis à travers la prairie karstique de Trà Lĩnh, avant d’atteindre la cascade de Bản Giốc, large de près de cent mètres et partagée avec la Chine, dont on aperçoit les radeaux de bambou glisser sur les eaux calmes en contrebas. Un bain est possible à la belle saison, face au mont surnommé « l’œil de l’ange ».
L’après-midi se poursuit dans la grotte de Ngườm Ngao, vaste réseau de concrétions calcaires éclairées, puis au village de Phúc Sen, où plusieurs familles perpétuent depuis trois siècles un artisanat de forge réputé dans tout le Nord du Vietnam : couteaux, faucilles et outils agricoles façonnés au marteau devant le voyageur. Seconde nuit à Cao Bằng.
Halte à Pác Bó, littéralement « la source », site historique où Hồ Chí Minh franchit clandestinement la frontière chinoise en 1941 pour organiser la résistance depuis une grotte aujourd’hui aménagée en lieu de mémoire, au bord d’un ruisseau à l’eau turquoise.
La route bascule ensuite vers le parc national de Ba Bể, où le voyageur est accueilli pour la nuit chez une famille tày du village de Pác Ngòi, maison sur pilotis posée au bord du plus grand lac naturel du Vietnam. Le dîner, préparé avec les produits du jardin et du lac, se prend en famille, entre récits de la vie du village et poisson grillé.
Journée entière consacrée à la découverte du lac de Ba Bể et de son système de trois lacs reliés entre eux, encaissés dans un écrin de pitons karstiques et de forêt primaire. Une barque motorisée conduit le voyageur jusqu’à la grotte de Puông, un tunnel naturel de 200 mètres où nichent plusieurs colonies de chauves-souris, avant de longer des villages tày accessibles uniquement par l’eau.
Halte au temple de Yên Mã, posé sur un îlot au milieu du lac, puis à la grotte de Hua Mạ, tapissée de stalactites. Selon la saison, la baignade dans les eaux calmes du lac ou une marche courte vers une cascade voisine complètent la journée, avant un dernier dîner en famille d’accueil à Pác Ngòi.
Longue journée de route qui ramène le voyageur des montagnes du Tonkin vers le delta du fleuve Rouge, avec des arrêts dans des plantations de thé et un passage par les abords de Hanoï, changement de décor où les cultures en terrasses cèdent progressivement la place aux rizières inondées.
Fin d’étape dans la région de Ninh Bình, où le voyageur est accueilli dans une maison d’hôtes tenue par la famille de Hiệp, bungalows disséminés au milieu des arbres fruitiers et des bassins à poissons. Un cadre paisible, propice à un dîner tranquille avant les explorations karstiques du lendemain.
Embarquement à bord d’une barque traditionnelle à Tam Cốc, pagayée par des bateliers locaux, pour une navigation au fil de la rivière Ngô Đồng à travers trois grottes creusées dans les pitons karstiques : c’est ici que fut tourné le film Indochine, et le surnom de « baie d’Halong terrestre » prend tout son sens face à ce paysage de rizières encerclées de falaises — l’une des étapes les plus photographiées du circuit Estampes du Tonkin.
L’après-midi, une balade à vélo mène à la pagode de Bích Động puis vers Hoa Lư, capitale du Vietnam aux Xᵉ et XIᵉ siècles, dont subsistent deux temples dédiés aux dynasties Đinh et Lê. Détour possible par la cathédrale de Phát Diệm, édifice de 1899 mêlant architecture catholique et codes du temple vietnamien, avant le retour à la maison d’hôtes.
Départ vers le port de Hải Phòng, puis traversée en ferry jusqu’à l’île de Cát Bà. Là, embarquement à bord d’une jonque en bois pour une croisière dans la baie de Lan Hạ, voisine moins fréquentée de la baie d’Halong, où les pitons rocheux surgissent d’une eau émeraude étonnamment calme.
L’après-midi alterne kayak entre les rochers, baignade et halte sur une plage isolée, avant un mouillage pour la nuit. Le programme, toujours soumis aux conditions météo, prévoit un apéritif au coucher du soleil sur le pont, une démonstration de pêche au calamar à la tombée de la nuit et un cours de cuisine improvisé avec l’équipage avant le dîner, servi sous les étoiles.
Réveil avant l’aube pour admirer le soleil se lever sur les pains de sucre de la baie, moment suspendu que beaucoup de voyageurs citent comme le point culminant du séjour. Après le petit-déjeuner, une sortie à vélo sur l’île de Việt Hải mène jusqu’à un village de pêcheurs isolé, dernier contact avec la vie insulaire du Tonkin.
La jonque regagne ensuite le port, d’où la route ramène le groupe vers Hanoï. Un dernier temps libre dans le vieux quartier permet quelques achats de dernière minute avant le transfert vers l’aéroport et le vol retour, quinze jours après un premier atterrissage qui semble déjà loin.
Ce circuit se déroule sur 15 jours et 14 nuits, de l’arrivée à Hanoï jusqu’au départ après la croisière dans la baie de Lan Hạ. C’est un format qui laisse le temps de remonter jusqu’aux confins de Hà Giang sans jamais courir, avec des étapes de route mesurées et de vraies journées d’immersion à Ba Bể, Đồng Văn et Ninh Bình.
Le col de Mã Pí Lèng et le geopark de Đồng Văn, la cascade de Bản Giốc à la frontière chinoise, les nuits chez l’habitant à Vu Linh, Thôn Tha et Pác Ngòi, la navigation sur le lac de Ba Bể, les rizières encaissées de Tam Cốc à Ninh Bình et, en clôture, deux jours de croisière en jonque dans la baie de Lan Hạ.
Ce voyage reste avant tout un circuit culturel en véhicule privé, ponctué de courtes marches (environ une heure au maximum, notamment autour de Mã Pí Lèng) et de sorties en barque ou en kayak accessibles à tous. Il ne s’agit pas d’un trekking exigeant, mais les routes de montagne entre Đồng Văn, Bảo Lạc et Cao Bằng comportent de nombreux virages : les personnes sensibles au mal des transports peuvent prévoir un traitement adapté.
Oui, un guide francophone et un chauffeur accompagnent le voyageur du premier au dernier jour, y compris pendant les nuits chez l’habitant et la croisière dans la baie de Lan Hạ. Le guide assure aussi bien la traduction avec les familles d’accueil que les explications historiques et culturelles à chaque étape.
Le Nord du Vietnam se visite surtout de septembre à novembre et de mars à mai, en évitant la saison des pluies (juin à août), qui peut fragiliser les routes de montagne autour de Hà Giang. Octobre-novembre offre en prime les rizières dorées avant la récolte, tandis que le printemps est marqué par la floraison des champs de sarrasin et de colza sur le plateau de Đồng Văn.
Les ressortissants français, belges, suisses et canadiens doivent obtenir un visa pour entrer au Vietnam, sous la forme d’un e-visa à demander en ligne avant le départ. Visages d’Asie transmet à chaque voyageur les documents et instructions nécessaires pour effectuer cette démarche sans difficulté.
Quinze jours de circuit Estampes du Tonkin ne suffisent jamais tout à fait à épuiser la région, mais ils laissent le temps d’en saisir les contrastes : la ferveur tranquille de Hanoï, le vertige minéral de Mã Pí Lèng, le silence d’une maison sur pilotis à Thôn Tha, l’eau turquoise de Pác Bó où l’histoire du pays a basculé, les eaux calmes de Ba Bể, les rizières encerclées de Ninh Bình et, en dernière image, le soleil se levant sur les pitons de la baie de Lan Hạ.
Ce qui reste, au retour, ce n’est pas seulement une liste de lieux visités, mais le souvenir de visages : celui d’une famille dao qui partage son repas, d’un forgeron de Phúc Sen concentré sur son enclume, d’un enfant tày qui salue le bateau depuis la berge. C’est précisément cette rencontre-là que le circuit Estampes du Tonkin cherche à rendre possible.
Ce carnet suit le circuit Estampes du Tonkin, l’un des itinéraires proposés par Visages d’Asie à travers le Nord du Vietnam. Comme tous nos circuits, il peut être adapté : durée, rythme, hébergements, étapes ajoutées ou retirées selon vos envies et votre condition physique. Rien n’est figé, si ce n’est notre volonté de vous faire vivre une rencontre sincère avec un Vietnam authentique, loin des sentiers battus, sans jamais oublier les incontournables qui font aussi la richesse de ce pays aux cent visages.
Pour discuter de ce voyage, avec ou sans les montagnes du Nord, notre équipe francophone à Hanoï reste à votre disposition : il suffit de demander un devis pour recevoir une proposition personnalisée, sans engagement.