Que faire au Vietnam pour un voyage inoubliable

Que faire au Vietnam pour un voyage inoubliable

Il y a des pays que l’on visite. Il y en a d’autres qui vous restent sous la peau. Un voyage au Vietnam appartient résolument à la seconde catégorie. Demandez à ceux qui y sont allés une fois pourquoi ils y sont retournés : la réponse tient rarement en une phrase. C’est un parfum de pho qui monte d’un trottoir de Hanoï à l’aube. C’est aussi le clapot d’une jonque entre les pitons calcaires de la baie d’Along. C’est encore le rire d’un enfant qui dépose un petit bateau de papier sur le fleuve Thu Bồn, un soir de pleine lune à Hội An. Le restaurateur Freddy Vifian, chef œnologue du plus ancien restaurant vietnamien de Paris, Tan Dinh, le confiait un jour sur les ondes de Radio Voyageurs : « l’accueil des Français au Vietnam est vraiment très chaleureux ». Et c’est peut-être bien là, dans cette bienveillance de chaque instant, que se niche la première réponse à la question qui donne son titre à ce reportage.

Un pays qui ne se démode pas

Un succès qui ne se dément pas

Depuis une vingtaine d’années, le Vietnam s’est imposé comme l’une des destinations long-courrier préférées des voyageurs français. Un voyage au Vietnam se conçoit aussi bien entre amis, en famille, qu’en tandem parent-enfant. Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde, ne s’y trompe pas : « Cela fait vingt ans que ce pays a décollé et c’est indémodable. Vous avez des pays qui font un malheur pendant trois ans puis qui baissent, remontent et rebaissent. Il n’y a pas beaucoup de pays qui ont un succès constant. » Un constat que partage Sandrine Aulas, conseillère voyage spécialiste du Vietnam chez Voyageurs du Monde, pour qui l’attrait du pays tient à son incroyable diversité : « On y va essentiellement pour les paysages magnifiques, très contrastés du nord au sud. On y va aussi pour les villes qui sont des foisonnements de vie, de couleurs, de sons avec les pétarades des motos…» Elle place sans hésiter les montagnes du nord parmi les plus belles d’Asie, avant de louer les paysages plus linéaires et luxuriants du delta du Mékong.

Un accueil qui n'appartient qu'au Vietnam

Jean-Pierre Chanial, journaliste, écrivain et grand voyageur, met en avant un art de vivre rare en Asie : « Vous avez une bienveillance de tous les instants qui tranche avec les voisins chinois par exemple, vous êtes accueilli, vous êtes soigné, il y a aussi une part d’histoire. Le Français est plutôt bien considéré. Les références françaises restent vives comme l’architecture ou encore la baguette, qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans les pays voisins. » Michel-Yves Labbé, président de l’application Départ Demain, qui a grandi en Indochine, va plus loin en racontant une expression locale pleine de malice : « Au Vietnam, quand tu es bien habillé, il y a une expression qui dit : tu es élégant comme un Français ! » Ce lien affectif entre les deux pays, mêlé à une géographie qui condense en un seul territoire montagnes, rizières en terrasses, baies mythiques et deltas fertiles, explique pourquoi tant de voyageurs francophones choisissent désormais le Vietnam pour des séjours longs, souvent trois semaines ou plus, du Tonkin jusqu’à la pointe de Cà Mau.

Les incontournables, entre patrimoine mondial et villes vivantes

Un premier passage obligé du nord au sud dessine déjà un très beau voyage. Hanoï a gardé l’âme et l’urbanisme colonial de son vieux quartier. La baie d’Along est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa valeur géologique exceptionnelle, tout comme l’ancienne cité impériale de Hué. La ville marchande de Hội An, avec ses maisons en bois et ses lanternes, est elle aussi reconnue par l’UNESCO comme un exemple remarquable de port de commerce d’Asie du Sud-Est. Enfin, Hô-Chi-Minh-Ville (Saïgon), électrique et pressée, ouvre la porte du delta du Mékong. Jean-Pierre Chanial recommande d’ailleurs de ne pas s’arrêter à la seule cathédrale de Saïgon, pourtant sujette à toutes les légendes touristiques : « Il y a une autre cathédrale que personne ne connaît dans le petit village de Phat Diem, en plein centre du pays, une sorte de conservatoire de l’âme chrétienne du Vietnam. »

Au total, le pays compte plusieurs sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, du sanctuaire hindou de Mỹ Sơn aux paysages karstiques de Tràng An, en passant par le parc national de Phong Nha-Kẻ Bàng et ses grottes géantes. De quoi construire un itinéraire aussi culturel que spectaculaire. Avant tout voyage au Vietnam, la lecture croisée des fiches Lonely Planet Vietnam et des retours d’expérience sur TripAdvisor reste ainsi un bon réflexe. Elle permet de préparer sa route et de comparer les avis d’autres voyageurs sur chaque étape.

Quand partir au Vietnam ?

Trois régions, trois climats

Avant de programmer un voyage au Vietnam, c’est l’une des questions les plus fréquentes. C’est aussi l’une des plus mal comprises, tant le Vietnam, tout en longueur, connaît des climats radicalement différents selon la latitude. « Si on veut faire le Vietnam du nord au sud avec les classiques : Hanoï, baie d’Along, Saïgon, delta du Mékong, je recommande plutôt mars-avril. Si vous voulez aller dans les montagnes, les plantations de thé, les rizières du nord, il est préférable de partir du mois de mai jusqu’à septembre-octobre », détaille Sandrine Aulas. Mars et avril offrent en effet un climat sec et tempéré aussi bien à Hanoï qu’à Hué ou Saïgon. Vient ensuite la chaleur humide de l’été, puis la saison des pluies, qui touche différemment le nord, le centre et le sud.

La question du Têt

Reste la question sensible du Têt, le Nouvel An lunaire vietnamien, célébré chaque année entre la mi-janvier et la mi-février. « On dit qu’il faut éviter d’aller au Vietnam au moment de cette fête. Mais c’est génial, la fête du Têt. On vous dit que tout est fermé, ce qui n’est pas vrai si vous restez dans les grandes villes comme Hanoï. Vous voyez plein de gens avec des branches d’arbre pour décorer leurs maisons, c’est très sympathique, c’est la fête partout ! », raconte Michel-Yves Labbé. Freddy Vifian complète le tableau avec la poésie des couleurs : les branches de cerisier et de prunus, jaunes et roses, qui symbolisent le retour du printemps dans tout le pays à cette période.

Les trois fenêtres à retenir

En pratique, trois grandes fenêtres se dégagent. Mars et avril conviennent à un itinéraire classique nord-sud. De mai à octobre, malgré des averses possibles, mieux vaut privilégier les treks dans les montagnes du nord (Sa Pa, Hà Giang, plantations de thé). Reste la période du Têt, à condition d’accepter quelques jours de flottement dans les campagnes en échange d’une immersion festive rare. Le centre du pays (Hué, Hội An, Đà Nẵng), lui, connaît sa propre saison des pluies en fin d’année, d’octobre à décembre. Mieux vaut l’éviter pour privilégier la baignade et les balades à vélo dans les rizières.

Voyager loin de la foule

Le Vietnam de carte postale, tout le monde le connaît par les photos : la grande baie d’Along noire de jonques, Hội An et ses touristes photographiant les lanternes au même endroit. Mais le pays sait aussi se faire secret, à condition de sortir des itinéraires les plus commentés sur les forums de voyageurs. Voici six échappées pour un voyage au Vietnam loin de la foule, glanées entre les confidences des habitués du pays et les discussions de voyageurs indépendants sur les forums spécialisés.

La baie d'Halong terrestre, à Ninh Bình

Plutôt que la grande baie, saturée de bateaux suivant tous les mêmes itinéraires, Sandrine Aulas recommande une alternative méconnue : « On a les mêmes paysages carstiques mais à l’intérieur des terres au milieu de belles rizières, et là on peut naviguer sur une petite barque au milieu des pitons rocheux. On peut déjeuner chez l’habitant, faire des balades à vélo. » Tam Cốc et Trang An, à deux heures de route de Hanoï, offrent cette version confidentielle et rurale de la baie d’Along.

La baie de Bái Tử Long

Toujours selon Sandrine Aulas : « On ne vend plus la grande baie d’Along chez Voyageurs du Monde parce qu’il y a des centaines de bateaux qui font exactement les mêmes itinéraires, on vend la petite baie d’Along, celle de Bái Tử Long. Il n’y a qu’une seule compagnie de bateaux qui part de ce côté-là et les paysages sont aussi beaux. » Une croisière sur une jonque presque privée, dans un décor identique à celui des cartes postales, mais sans la cohue.

Hà Giang et les hauts plateaux karstiques du nord

À la frontière chinoise, cette région encore largement épargnée par le tourisme de masse déroule ses lacets de montagne entre villages hmong, dao et giáy. Elle mène jusqu’au parc géologique de Đồng Văn et au piton de Ma Pí Lèng, l’un des plus beaux points de vue du pays.

Le delta du Mékong, loin des marchés flottants les plus visités

Jean-François Rial le résume d’une formule limpide : « Si on démarre là où tout le monde s’arrête, là on est tout seul. » Freddy Vifian se souvient avoir appris, enfant, à godiller debout à l’avant d’une barque dans ces mêmes canaux : « J’avais douze ans. » Pousser au-delà de Cần Thơ, vers les provinces les plus reculées du delta, permet de retrouver cette solitude fluviale.

L'île de la Baleine, au large de Nha Trang

Jean-Pierre Chanial déconseille formellement Nha Trang et son tourisme de masse, préférant recommander « l’île de la Baleine, avec un petit hôtel pas cher, comme on les aime : une vingtaine de bungalows avec la plage devant, on dîne en écoutant de la musique, un vrai bon plan ».

Đà Lạt, la carte postale coloniale du Sud

Michel-Yves Labbé y emmène volontiers les auditeurs : « Une ville incroyable du Sud-Vietnam, au nord-est d’Hô-Chi-Minh-Ville, à 1500 m d’altitude… Vous y verrez des tractions, des 2CV, des gens qui jouent aux boules, vous y boirez du pastis aux terrasses en écoutant Édith Piaf… » Fondée dans les années 1920 pour que les Français de Saïgon viennent y prendre l’air frais des montagnes (15 à 25 degrés toute l’année), la ville a longtemps périclité avant d’être restaurée par un investisseur américain. Elle reste aujourd’hui étonnamment confidentielle pour les voyageurs étrangers.

Que manger au Vietnam ?

Un voyage au Vietnam ne se conçoit jamais vraiment sans se laisser dévorer par sa cuisine, et c’est heureux. Elle change de région en région, entre influences chinoises au nord, équilibre subtil au centre et douceur métissée au sud.

Le pho, enfant de deux cuisines

Freddy Vifian, qui a grandi dans ce monde de saveurs avant de devenir restaurateur et œnologue à Paris, raconte l’histoire même du plat le plus célèbre du pays, le pho : « Un plat qui ne coûte pas cher, dérivé des cuisines vietnamienne et française, né au nord Vietnam. On en servait surtout dans les ports et les gares. Les Français mangeaient les meilleurs morceaux de viande. Les restes étaient jetés. Les Vietnamiens les récupéraient pour en faire un bouillon où on mettait un peu de tout, même des légumes. »

L'art de l'accord, entre vin et bière

Sur l’accord des mets et des vins, sa spécialité, Freddy Vifian livre une règle aussi simple qu’élégante : « Notre cuisine est très épicée mais pas piquante. Le mariage du vin est plus facile avec des produits simples. La manière la plus intelligente est de faire un mariage de couleur. Donc du vin blanc avec un plat qui est blanc ! » Michel-Yves Labbé, lui, préfère l’accord plus populaire d’une bière fraîche, la Saïgon, avec un bon bún chả. Freddy Vifian raconte enfin la genèse d’un de ses plats fétiches, les raviolis à l’oie fumée, né d’un test comparatif entre clientèle française et américaine : « On a testé notre recette de raviolis fourrés au porc sur dix clients français. Cinq étaient enthousiastes, trois très mitigés et deux sans opinion. Alors que sur dix clients américains, dix étaient enthousiastes ! (…) Avec les Français, on s’est dit qu’il fallait ajouter un ingrédient psychologique qui allait les toucher : on a ajouté 10 % d’oie fumée et ça a marché ! »

Hanoï, la ville du pho et du bún chả

Le bún chả de charbon de bois se déguste dans le vieux quartier, au 74 Hàng Quạt (Bún Chả Hàng Quạt), une adresse populaire depuis vingt-cinq ans, ou au 24 Lê Văn Hưu (Bún Chả Hương Liên), rendue célèbre dans le monde entier depuis le dîner de Barack Obama avec Anthony Bourdain. Pour un pho matinal comme les Hanoïens, direction le 10 Lý Quốc Sư, dans le quartier de Hoàn Kiếm, une institution au bouillon riche et à la viande fondante. Plus élaborée, la table Quán Ăn Ngon, distinguée par le Michelin, est installée dans une villa coloniale du 18 rue Phan Bội Châu. Elle réunit l’essentiel du répertoire vietnamien sous un même toit, idéal pour un premier repas de découverte.

Hué et Hội An, la cuisine impériale et centrale

À Hội An, le cao lầu, nouilles épaisses, porc et herbes locales, se déguste au marché central ou chez Cao Lau Ba Le, dans une ruelle du centre historique. Pour un bánh xèo croustillant, l’échoppe Giếng Bá Lễ, au 2 rue Hoàng Văn Thụ, fait référence. Morning Glory, table plus élaborée fondée par la cheffe Ms Vy, reste elle aussi fidèle aux classiques centraux (cao lầu, bánh xèo, rouleaux de printemps). Pour le bánh mì, l’échoppe Bánh Mì Phượng, au 2B rue Phan Châu Trinh, doit sa renommée mondiale à un passage remarqué d’Anthony Bourdain. À Hué, les petites assiettes impériales (bánh bèo, bánh nậm) se goûtent dans les échoppes familiales autour de la citadelle.

Hô-Chi-Minh-Ville, le sandwich et le riz cassé

Le bánh mì le plus réputé de la ville se trouve chez Bánh Mì Huỳnh Hoa, au 26 rue Lê Thị Riêng, dans le 1er arrondissement. Ses garnitures généreuses valent la file d’attente permanente. Pour le cơm tấm traditionnel, direction Cơm Tấm Hung, 196 rue Võ Văn Tần, dans le 3e arrondissement. Pour une cuisine familiale distinguée par le Bib Gourmand du Michelin, Cục Gạch Quán, au 10 rue Đặng Tất, sert ses plats dans le décor d’une maison vietnamienne d’autrefois. La table étoilée au Michelin Ănăn Saigon, dans le quartier de Đa Kao, réinvente la cuisine de rue vietnamienne avec des techniques contemporaines. Elle s’est imposée comme la référence fine dining de la ville. Réservation vivement conseillée via son site officiel.

Où loger ?

Le Vietnam sait aussi loger ses visiteurs avec un sens du romanesque assez rare. Freddy Vifian se souvient de villages de pêcheurs où l’on ne loue pas de chambres mais des hamacs : « J’ai un ami qui est resté quinze jours chez un pêcheur, il n’a dépensé que 100 euros en deux semaines », glisse-t-il, avant de vanter le coût de la vie très bas et la qualité de la cuisine de rue, « comme tout le monde, assis sur des petits tabourets ». Entre ce dénuement choisi et le grand luxe colonial, le pays offre toute la palette des hébergements, du nord au sud.

Au nord : Hanoï et les montagnes

  • Sofitel Legend Metropole Hanoi, 15 rue Ngô Quyền, quartier de Hoàn Kiếm. Ouvert en 1901 face à l’Opéra, cité par Sandrine Aulas comme LA référence historique de la capitale.
  • Hotel de l’Opera Hanoi (MGallery), 29 rue Tràng Tiền. Un boutique-hôtel Belle Époque, également face à l’Opéra, pour un séjour plus intimiste dans le vieux Hanoï.
  • Topas Ecolodge, parc national de Hoàng Liên, à 45 minutes de Sa Pa. Cinquante bungalows en granit posés sur les crêtes, pour prolonger l’expérience des hauts plateaux du nord.

Au centre : Hué et Hội An

  • Azerai La Résidence, 5 rue Lê Lợi, quartier de Vĩnh Ninh, Hué. Ancienne résidence du gouverneur français à l’architecture Art déco, posée sur les rives de la rivière des Parfums face à la Cité impériale. Elle est également recommandée par Sandrine Aulas dans le podcast.
  • Saigon Morin Hôtel, 30 rue Lê Lợi, Hué. Doyen des hôtels du centre du Vietnam, ouvert en 1901, avec vue sur le pont Trường Tiền et la rivière des Parfums.
  • Four Seasons Resort The Nam Hai, plage de Hà My, près de Hội An. Seul resort du Vietnam distingué cinq étoiles Forbes pendant sept années consécutives.
  • Anantara Hoi An Resort, 1 rue Phạm Hồng Thái, Hội An. Posé sur les rives de la rivière Thu Bồn, à deux pas des lanternes de la vieille ville.

Au sud : Hô-Chi-Minh-Ville, le Mékong et Côn Đảo

  • Park Hyatt Saigon, 2 Lam Son Square, 1er arrondissement. Architecture coloniale face à l’Opéra, en plein cœur du Saïgon des affaires.
  • Hotel Majestic Saigon, 1 rue Đồng Khởi. Ouvert en 1925 à l’angle du fleuve Saïgon, l’une des adresses historiques les plus photogéniques de la ville.
  • Azerai Can Tho, îlot Au, sur la rivière Hậu, Cần Thơ. Un boutique-hôtel accessible uniquement en bateau, en plein cœur du delta du Mékong.
  • Six Senses Côn Đảo, plage de Đất Dốc, île de Côn Đảo. Ancien bagne colonial devenu sanctuaire naturel préservé, aménagé comme un village de pêcheurs traditionnel en bambou.

À Đà Lạt, le charme colonial retrouvé

Pour les amoureux du charme d’antan évoqué plus haut, Michel-Yves Labbé recommande deux adresses très différentes mais tout aussi habitées d’histoire :

  • Dalat Palace Heritage Hotel, « très art déco », selon ses propres mots.
  • Ana Mandara Villas Dalat Resort & Spa, « où chaque chambre est une villa coloniale ». Souvenirs intacts de l’âge d’or de la ville.
  • Terracotta Hotel & Resort Dalat, au bord du lac Tuyền Lâm, au milieu des pinèdes. Une alternative plus contemporaine, à dix minutes du centre-ville.
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FAQ — Questions fréquentes des voyageurs

Quelle est la meilleure période pour partir au Vietnam ?

Il n’existe pas une seule bonne saison, mais trois fenêtres à choisir selon l’itinéraire. Mars et avril conviennent le mieux à un circuit classique du nord au sud (Hanoï, baie d’Along, Hué, Hội An, Saïgon, delta du Mékong), avec un climat sec sur l’ensemble du pays. De mai à septembre-octobre, privilégier les régions montagneuses du nord (Sa Pa, Hà Giang, rizières en terrasses). Le centre du pays (Hué, Hội An) connaît sa saison des pluies entre octobre et décembre, à éviter.

Un citoyen français a-t-il besoin d'un visa pour le Vietnam ?

Non, pas pour un séjour court : depuis le 15 août 2023 et jusqu’au 14 août 2028, les ressortissants français sont exemptés de visa pour tout séjour n’excédant pas 45 jours, quel que soit le motif du voyage. Le passeport doit simplement rester valide au moins six mois après la date d’entrée. Au-delà de 45 jours, un e-visa (jusqu’à 90 jours) est nécessaire.

Faut-il éviter de voyager au Vietnam pendant le Têt (Nouvel An lunaire) ?

Non, à condition de l’anticiper. Certains commerces et restaurants familiaux ferment quelques jours dans les campagnes, mais les grandes villes comme Hanoï restent largement animées, et l’ambiance festive (décorations, branches de cerisier et de prunus en fleurs, marchés éphémères) vaut à elle seule le déplacement pour qui aime vivre une fête locale plutôt que la contourner.

Combien de temps prévoir pour un voyage complet du nord au sud du Vietnam ?

Pour enchaîner sereinement Hanoï, la baie d’Along ou sa version confidentielle (Bái Tử Long ou Ninh Bình), Hué, Hội An, et Saïgon avec le delta du Mékong, il faut compter au minimum 15 jours, idéalement 3 semaines pour intégrer une étape hors des sentiers battus (Hà Giang, Đà Lạt ou Côn Đảo) sans repartir épuisé.

La nourriture de rue est-elle sans risque au Vietnam ?

Oui, dans l’immense majorité des cas, à condition de privilégier les échoppes très fréquentées par les habitants (rotation rapide des aliments) et de boire de l’eau en bouteille ou filtrée. C’est d’ailleurs sur les tabourets bas des trottoirs, plutôt qu’au restaurant, que se mange le meilleur pho ou le meilleur bún chả du pays, comme le rappellent tous les habitués du Vietnam.

Quel budget prévoir pour un voyage au Vietnam ?

Le pays reste très accessible : comptez 25 à 40 € par jour et par personne en petit budget (auberges, cuisine de rue, bus), 45 à 90 € par jour en formule confort (hôtels 3-4 étoiles, restaurants, quelques vols intérieurs), et à partir de 130 € par jour pour un séjour haut de gamme dans les adresses citées plus haut. Un repas de rue coûte en moyenne 3 à 5 €, ce qui confirme les propos de Freddy Vifian sur le coût de la vie très bas.

Quel budget prévoir pour un voyage au Vietnam ?

Le pays reste très accessible : comptez 25 à 40 € par jour et par personne en petit budget (auberges, cuisine de rue, bus), 45 à 90 € par jour en formule confort (hôtels 3-4 étoiles, restaurants, quelques vols intérieurs), et à partir de 130 € par jour pour un séjour haut de gamme dans les adresses citées plus haut. Un repas de rue coûte en moyenne 3 à 5 €, ce qui confirme les propos de Freddy Vifian sur le coût de la vie très bas.

Comment se déplacer entre le nord et le sud du Vietnam ?

Trois options se complètent selon le temps disponible. L’avion reste le plus rapide (1h15 à 2h entre Hanoï et Saïgon, à partir d’une quarantaine d’euros) sur les liaisons assurées par Vietnam Airlines, VietJet ou Bamboo Airways. Le train de nuit, en couchette « soft sleeper », permet de dormir pendant le trajet tout en découvrant le paysage au réveil. Une expérience à part entière entre Hanoï et Hué ou Đà Nẵng. Le bus sleeper, moins coûteux, complète utilement les étapes plus courtes.

Faut-il prévoir des espèces sur place, et peut-on payer en dollars ?

Le dong vietnamien (VND) reste indispensable pour la street food, les marchés et les petites échoppes, où les cartes ne sont pas acceptées. Les grands hôtels, restaurants haut de gamme et boutiques prennent en revanche la carte bancaire sans difficulté. Le plus simple consiste à changer une petite somme en euros ou en dollars à l’arrivée, puis à retirer des dongs aux distributeurs automatiques au fil du séjour.

Le Vietnam convient-il à un voyage en famille avec des enfants ?

Oui, et c’est même l’un des points forts du pays selon Sandrine Aulas : les balades à vélo ou en bateau, la visite d’une fabrique de cerfs-volants à Hué ou les rencontres avec des artisans locaux permettent de sortir du seul circuit des temples et pagodes, souvent moins captivant pour les plus jeunes. Les étapes hors des sentiers battus (baie de Bái Tử Long, delta du Mékong) se prêtent particulièrement bien à ce rythme plus ludique.

Un tout indissociable

Il y a, dans le Vietnam, une forme de résistance tranquille que Jean-Pierre Chanial résume avec justesse en évoquant le tempérament du peuple vietnamien, « qui a résisté à tout : la Chine, les États-Unis, la France, le monde moderne… Au Vietnam, on ne met pas de jean ou des Ray-Ban, on continue à porter le vêtement traditionnel ! » Ce mélange de mémoire vive et d’énergie tournée vers l’avenir, de paysages à couper le souffle et de gastronomie généreuse, de villes trépidantes et de campagnes immobiles, explique pourquoi le pays continue, vingt ans après son décollage touristique, à surprendre ceux qui croyaient déjà tout en savoir.

Avant de partir, les invités de Radio Voyageurs conseillent, en guise de mise en jambe, de (re)voir Apocalypse Now et Indochine, et de relire L’Amant de Marguerite Duras. De quoi comprendre, avant même d’atterrir à Hanoï ou à Tân Sơn Nhất, que le Vietnam ne se raconte jamais tout à fait de la même manière deux fois. On croit tout savoir du Vietnam. On aurait tort. Le pays se plaît à surprendre, entre charme d’antan et visions contemporaines, et c’est précisément pour cela qu’on y retourne.

Organiser votre voyage au Vietnam

Reste à transformer l’envie en itinéraire. Entre les hauts plateaux de Hà Giang, les cathédrales oubliées du centre, les tables fumantes de Hanoï et les hamacs des pêcheurs du delta, le Vietnam ne manque jamais de nouvelles histoires. Encore faut-il prendre le temps de les chercher. Pour construire un voyage au Vietnam sur mesure, du Tonkin au delta du Mékong, l’équipe francophone de Visages d’Asie peut composer un itinéraire calé sur vos dates, votre rythme et vos envies. Cette agence locale est spécialisée dans les circuits en petit comité au Vietnam, au Laos et au Cambodge.

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